Interview de Thierry Reboul, Directeur de The Race
Posté par therace2 | Catégorie The Race
- Expliquez-nous votre rencontre avec Bruno Peyron et The Race.
Ma rencontre avec The Race vient bien sûr de 2000. J’ai été, comme beaucoup d’autres, subjugué par ce défi, qui dépassait de loin le simple cadre d’une course à la voile. J’ai suivi cette course passionnément. Et pourtant, je ne suis pas ce que l’on appelle un “voileux”…non ce qui m’a conquis c’est d’abord le défi absolu que représente The Race. Ma rencontre avec Bruno est elle plus récente. Je crois qu’elle tombait au bon moment pour nous deux. Lui cherchait à relancer l’aventure en s’entourant d’avantage que lors de la première édition. Et de mon côté, ma société de création d’événement marche suffisamment pour m’autoriser de nouveaux défis. L’occasion était belle. Après, c’est comme d’habitude une histoire d’homme. C’est une très jolie rencontre.
- En quoi consiste votre mission et quels sont vos objectifs prioritaires ?
La mission c’est d’abord de contribuer à la renaissance de la course, car monter un événement comme celui-ci reste toujours un immense défi pour les organisateurs. Ensuite, progressivement, mon rôle sera de prendre les rênes afin de donner à Bruno le choix. Celui d’avoir la liberté de définir sa place en fonction de ses envies. Je suis là pour ça.
- Comment comptez-vous structurer l’offre marketing de l’événement ?
L’offre marketing de l’événement c’est d’abord une promesse faite au grand public comme aux partenaires : celle de mettre sur pied la plus incroyable aventure humaine autour de la planète. Celle du rêve absolu en somme. C’est le concept de The Race “No limit around the world”. Avec, pour les partenaires, la garantie d’un retour sur investissement quasiment sans égal, quantitatif, mais aussi qualitatif. Quantitatif car la voile en général, et The Race l’a déjà démontré en 2000, permet des gains de notoriété extrêmement rapides. Qualitatif car The Race c’est une alchimie : la performance, la technologie, l’écologie, l’homme… qui dit mieux ?
- Combien de partenaires seront associés et à quels niveaux d’investissement ?
Le schéma c’est trois partenaires majeurs. Avec des niveaux d’investissement annuels qui tournent autour de 2 à 3 millions d’euros. Après, tout dépend des rencontres et des objectifs des entreprises intéressées. Car là encore l’ADN de The Race sera respectée. Notre budget est transparent et nous sommes prêts à en discuter ouvertement afin d’échanger sur les modalités.
- Quels sont les principaux arguments de The Race pour convaincre partenaires et sponsors dans la compétition actuelle que se livrent les grands événements nautiques internationaux (Volvo Ocean Race, America’s Cup, The Race…) ?
D’être bien plus qu’une des principales courses à la voile. D’être une fantastique aventure aussi, digne des grandes épopées qui ont fait l’histoire des hommes. The Race, c’est aussi l’émotion du Dakar de la grande époque… sans une goutte d’essence.
- Quelles seront les points communs avec The Race 1 et quelles seront les différences ou évolutions attendues ?
Les points communs sont innombrables car le travail accompli en 2000 a été incroyable. Quand j’ai débarqué dans l’équipe, j’étais sidéré. Le marketing de la course notamment était déjà très mature… alors on ne va pas changer ce qui dispose encore d’une très grande modernité. On va juste essayer d’aller simplement un cran au-delà, par exemple sur l’événementialisation des sites, ou encore l’offre en produits dérivés.
Et puis l’on va s’appuyer sur l’évolution rapide de la technologie. Je pense à la production d’images embarquées notamment pour aller encore plus loin dans la possibilité de vivre toute la course de l’intérieur. Enfin, le web sera au centre de toutes les réflexions. Communication bien sûr, mais aussi participation, avec un The Race virtuel que nous voulons tout aussi excitant que la course réelle. Il est temps d’inventer une communauté The Race.
- Le départ et l’arrivée de la course seront-ils jugés en France ou à l’étranger ? Quel est votre souhait à ce niveau et discutez-vous déjà avec quelques sites officiels potentiels ?
Une seule certitude : le projet le plus innovant l’emportera. On ne s’interdit rien. L’innovation et l’ouverture forment notre ADN. Les discussions sont déjà ouvertes et je peux vous assurer que les options existantes sont très excitantes. Wait and see…
- Combien de bateaux souhaitez-vous sur la ligne de départ de The Race 2 ?
L’idée de Bruno c’est de réunir à terme, sans doute à horizon de l’édition 3, les 10 bateaux les plus rapides du monde. J’adore cette idée car elle me paraît correspondre à la philosophie The Race. Notamment en termes de simplicité et de lisibilité de la course. Pour The Race 2, être autour de 8 unités serait un bon résultat.
- Votre organisation apportera-t-elle une aide marketing aux Teams qui en auront besoin ?
Nous ferons tout, et Bruno là encore est un atout décisif, pour assurer à tous ceux qui le souhaitent l’assistance dont ils auront besoin. Et nous nous entourerons de toutes les compétences, internes ou externes, pour cela.
- Quels sont les grands rendez-vous à venir dans la construction de l’événement ?
Les trois prochains seront dans le désordre l’annonce du ou des sites, du premier partenaire majeur, mais aussi la sortie de Team Explorer *. C’est une des grandes originalités de The Race, la mise à disposition de l’organisation de la course d’un géant, comme en 2000.
Avec Team Explorer, nous aurons dès 2011 un outil de développement et de relations publiques sans équivalent.
* Team Explorer
Remise à l’eau de « Team Explorer » (ex Orange II), un des deux maxi multicoques les plus rapides autour du monde qui deviendra dès 2011 ambassadeur de The Race et de ses partenaires et qui entamera une tournée de promotion internationale de l’évènement.
Points de repère de Team Explorer : Trophée Jules Verne en 50 jours ; Record de l’Atlantique, Record des 24h ; Record de la Méditerranée ; vitesse maxi 44,7 nds.
Un article sera prochainement publié détaillant le programme de promotion de Team Explorer.
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